« Ce qui me plaît dans ce métier c’est qu’il y a beaucoup de choses différentes à faire et que ce n’est jamais répétitif. Et j’ai aussi la sensation de faire quelque chose d’utile »

« Ce qui me plaît dans ce métier c’est qu’il y a beaucoup de choses différentes à faire et que ce n’est jamais répétitif. Et j’ai aussi la sensation de faire quelque chose d’utile »

Question : Pourquoi ce métier ?

Jessica : Un peu par hasard ! Le forem m’a contacté pour une formation en orientation axée sur les métiers de la construction. Je l’ai suivie et ça m’a conduite à la formation de couvreuse. J’avais envie d’un métier qui bouge et je ne me voyais pas dans d’autres métiers de la construction.

Ce qui me plaît dans ce métier c’est qu’il y a beaucoup de choses différentes à faire et que ce n’est jamais répétitif. On n’aura jamais deux toits pareils ! Aussi, je m’entends souvent mieux avec les garçons. Et j’ai aussi la sensation de faire quelque chose d’utile.

Q : Comment s’est passé l’accueil dans l’entreprise ?

Contremaitre : J’ai eu un peu peur au début, c’est vrai. Mais après tout, on voit de plus en plus de filles sur nos chantiers et dans d’autres secteurs comme les bus ou la police. J’avais déjà travaillé avec une femme précédemment donc j’avais déjà moins d’appréhension.

J : J’ai été très bien accueillie. Ils me laissent travailler sur tout, je manipule tous les outils. Les collègues ne me laissent pas les tâches ingrates. Après quinze jours dans l’entreprise, je soudais déjà toute seule.

Q : Quel conseil donnerais-tu à une autre fille qui veut faire ce métier ?

J : Il faut du courage, surtout ! Bien s’entendre avec les garçons et aimer cette ambiance franche. Montrer qu’on sait rigoler. Que ce n’est pas parce qu’on est une fille qu’on est capricieuse. Leur montrer que ça ne change rien qu’il y ait une fille dans l’équipe.

Q : Qu’est ce qui t’a aidée à être là aujourd’hui ?

J : D’abord, la formation en orientation que j’ai suivie m’a ouvert les yeux. Ensuite, mon formateur en couverture a toujours été là pour me dire ce qui allait bien et ce qui n’allait pas. C’est aussi lui qui m’a aidé à trouver mon stage. Il est toujours là pour aider ceux qui en veulent !

Q : Quelles ont été les difficultés que tu as rencontrées ?

J : La force ! Je ne porte pas encore autant que mes collègues mais je porte toujours. En entreprise, il faut porter beaucoup plus qu’en formation et surtout avoir la technique pour porter sans se faire mal. En formation, on n’a pas appris à porter ni à lancer les tuiles. Ca, ça m’a un peu manqué.

Q : Un message à faire passer aux entreprises ?

J : Heu, pas spécialement puisque j’ai déjà trouvé la mienne (rire) ! Plus sérieusement, je leur conseille de ne pas être fermées. Pour les filles, comme pour les garçons, il y en a des volontaires et d’autres qui ne le sont pas. Sûrement qu’il existe dans nos métiers de filles qui ne veulent rien faire, mais je pense que c’est plus rare… Car si elles bossent dans la construction c’est qu’elles le veulent vraiment !

Article précédent
Le partenariat « Women Can Build » prend en charge la formation des femmes dans la construction, par vidéoconférence
Article suivant
Women Can Build : Une initiative visant à promouvoir l’égalité des sexes dans le secteur de la construction

Entradas relacionadas

Menu